• Annabel Uzan

Comment améliorer le bien-être au travail grâce au tableau de bord social ?


Personnes au travail suivant et commentant un tableau de bord

Vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre le bien-être au travail et le tableau de bord social…

D’ailleurs, peut-être ignorez-vous ce qu’est un tableau de bord social ?

Partant du principe que seul ce qui est mesuré peut s’améliorer, pour améliorer le bien-être au travail et la Qualité de Vie au Travail (QVT) en général, il faut en mesurer ses composants.

Alors, qu’est-ce qu’un tableau de bord social, comment le construire et comment l’utiliser à bon escient afin d’améliorer la qualité de vie au travail ? C’est ce que nous vous expliquons dans cet article.


Le tableau de bord social, qu’est-ce que c’est ?


C’est un tableau de bord, ou un dashboard, ou un leaderboard - quel que soit le nom que vous choisissez de lui donner – qui expose et suit, de façon graphique ou seulement chiffrée, les indicateurs sociaux principaux de votre entreprise. C’est un vrai plus en termes de qualité RH car il permet de piloter la santé et la sécurité au travail, avec l’aide de votre document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP ou DUER).


Quels sont les indicateurs à suivre dans le tableau de bord social ?


Chaque entreprise choisit les indicateurs sociaux qu’elle souhaite suivre. Le but étant pour elle de :

  • connaître les paramètres à améliorer,

  • mettre en place les actions nécessaires en vue de cette amélioration,

  • et suivre de façon périodique, l'évolution des indicateurs suite aux actions mises en place.


Parmi les indicateurs le plus souvent suivis, on trouve :

  • Le nombre d’arrêts maladie,

  • Le nombre d’accidents du travail,

  • Le taux de turnover,

  • Le taux d’absentéisme. Nous vous expliquions dans notre article « Les coûts cachés de l’absentéisme et du présentéisme : les suivre pour les faire baisser », les coûts que représentent l’absentéisme pour l’entreprise. C’est un indicateur qui, non seulement représente un coût économique énorme pour l’entreprise et pour la société mais aussi qui peut être révélateur de risques psychosociaux. Il est donc indispensable de le calculer, de le suivre et de le piloter dans votre tableau de bord social avec des investigations réelles pour comprendre ce qu’il révèle quand il est relativement élevé ou qu’il augmente brusquement.

  • Le taux de confiance dans l’entreprise,

  • Le taux de satisfaction,

  • L’index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et ses différents indicateurs. Le calcul et la publication de cet index sont obligatoires pour les entreprises de 50 salariés et plus, nous vous en parlions brièvement dans notre série de visuels "La QVT, qu'est-ce que c'est ?", épisode "L'index d'égalité".

  • Etc.


Comment présenter son tableau de bord social


L’idéal est que votre tableau de bord social soit présenté selon votre propre grille de lecture.

Vous comprendrez donc qu’il n’y a pas de modèle type. Chaque entreprise choisira la présentation la plus simple et surtout la plus parlante pour elle. Il sera donc soit :

  • Très visuel, avec des codes couleurs, des émoticons, des flèches qui montent ou descendent, des graphiques en camemberts, des histogrammes, etc.

  • Très synthétique, comme par exemple pour le nombre d’arrêts de travail : en cumul depuis le début de l’année avec comparaison avec l’année précédente.

  • Ou au contraire très détaillé, avec plusieurs angles de vue d’un même indicateur : pour les arrêts de travail, ceux de moins de 7 jours, de plus de 7 jours mais moins de 21 jours, de plus de 21 jours, par département, par site, par tranche d'âge, etc.

  • Commenté ou non.


A quelle fréquence faut-il suivre le tableau de bord social ?


Là encore, cela dépend entièrement de l’entreprise, de son nombre de salariés, des objectifs fixés et des antécédents en termes d’accidents ou de maladie.

En fonction de ces différents critères, il sera intéressant de le suivre de façon hebdomadaire, mensuelle, voire trimestrielle.


Quelle utilité pour l’entreprise de tenir un tableau de bord social ?


Alors pourquoi tenir un tableau de bord social ?

Poser un constat

Et bien parce que, comme nous vous le disions au début de cet article, seul ce qui se mesure, s’améliore.

Sans mesure, il n’est pas possible de connaître la situation. Il n’est pas possible de dresser un état des lieux et de faire des comparaison avec les périodes précédentes.

Sans mesure, il n’est pas possible de rechercher des solutions aux problèmes car on ne sait pas où l’on doit chercher.

Sans mesure, donc, on ne peut pas améliorer la situation.


Révéler des problèmes insoupçonnés

Une fois le constat posé, les indicateurs permettent d’investiguer et de mettre à jour des informations qui étaient totalement insoupçonnées.


Souvent, on sait vaguement qu’il y a quelques arrêts maladie, ou quelques accidents de travail. Mais ce n’est qu’en regardant les chiffres que l’on réalise que ces arrêts sont majoritairement dans un seul département, sur un même site ou un même étage, ou ces accidents surviennent sur la même machine ou dans le même entrepôt.

Présenter les indicateurs sous différents angles et différentes granularités, permet de cibler les sources possibles des problèmes qu’ils révèlent et d’orienter les investigations.


Améliorer les conditions de travail

Le tableau de bord social, couplé avec le DUERP et ses enquêtes sur le terrain, permet de lancer :

o des projets d’amélioration des conditions de travail,

o des projets de formation de certaines familles de salariés, comme par exemple, les managers, les salariés en contact avec du public, les salariés qui travaillent sur un certain type de machine, etc.

o des projets d’amélioration de l’égalité homme/femme


Et vous, avez-vous construit un tableau de bord social ? Le suivez-vous régulièrement ? Vous permet-il de lancer des investigations ciblées et des projets d’amélioration ?




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